Return to site

Jean-Michel Germa Launches Two New Enterprises in the Cleantech Sector

Amandine Ascensio for La Tribune Objectif / Languedoc-Rousillon

Toujours positionné sur les questions des énergies renouvelables et sur la production d’énergie, Jean-Michel Germa, ex-fondateur de la Compagnie du Vent, lance deux nouvelles entreprises : Sunti, spécialisée dans la chaleur solaire pour l’économie d’énergie dans l’industrie et MGH, dédiée au stockage de l’énergie en mer.
Ce sont deux nouvelles sociétés que crée Jean-Michel Germa, l'ex-fondateur de la Compagnie du Vent. Sunti (Sunny Times for Industry) et MGH, spécialisée l'une et l'autre dans les questions énergétiques, qu'il s'agisse de la chaleur solaire utilisée à des fins d'économie d'énergie dans l'industrie (SUNTI) ou de la R&D sur le stockage de l'électricité en haute mer (MGH).
Révolutionner le Solaire Thermique.
« L'idée de Sunti, c'est de fournir de la chaleur d'origine solaire, produite sur les sites d'industriels consommateurs de chaleurs (agroalimentaires par exemple) », détaille Jean-Michel Germa.
Selon son modèle économique, Sunti prend en charge l'investissement requis pour les études, l'installation de l'outil (qui requiert du foncier) qu'exploitera Sunti sur le site, vend la chaleur produite à l'industriel.
« L'installation de notre outil coûte entre 0,5 et 2 M€, indique le dirigeant. Nous avons choisi d'investir en fonds propre pour nos premières installations. »
Au total, celui-ci compte injecter en propre 10 M€ pour la réalisation des premiers parcs, une dizaine d'ici 3 à 4 ans. La rentabilité ? Elle n'est pas immédiate, selon Jean-Michel Germa, qui compte compenser ses investissements en prélevant une part de l'économie réalisée par l'industriel sur sa facture d'électricité : en 10 ou 15 ans, l'investissement est rentabilisé.
« C'est la raison pour laquelle nous voulons aller sur des contrats de longs termes avec nos clients », précise le fondateur de Sunti.
Des clients qu'il compte trouver sur les marchés des territoires dotés d'un fort ensoleillement, comme le Maroc ou Mayotte, où il a déjà des perspectives.
« Nous croyons vraiment à ce modèle de l'énergie, à partir de la chaleur, auquel personne n'a encore vraiment pensé à échelle industrielle, affirme Jean-Michel Germa. D'autant que nous pouvons bénéficier du fonds chaleur (mis en place par l'Ademe et doté sur la période 2009 - 2013 d'1,12 Mds €, NDLR).»
Révolutionner le stockage

Quant à la seconde société, il s'agit d'une entreprise dédiée à la R&D sur le stockage de l'énergie en haute mer. Un véritable casse-tête pour les professionnels de l'électricité, qui ne savent pas encore comment stocker l'électricité produite : à ce jour, à peine 2,7 % de l'électricité est stockée.

Pour répondre à cette problématique qui permettra d'intégrer au mieux les énergies renouvelables aux réseaux électriques, Jean-Michel Germa développera une idée, accompagné par l'Université de New-York. Ce concept technologique, repose sur un dispositif installé en haute mer (moins nocif pour l'environnement) : le principe du stockage d'une énergie gravitaire, créé par les mouvements d'un lest, commandé par un système de levage motorisé.

En cas de surplus, l'excédent d'électricité est consommé par le mouvement du lest qui remonte ; en cas de demande d'électricité, le lest redescend au fond de la mer, actionnant au passage une génératrice électrique qui renvoie l'énergie sur le réseau.

« Si chaque élément qui compose cette technologie est connu, et maîtrisé, leur assemblage est en revanche très innovant, indique Jean-Michel Germa. Cette technologie peut déboucher sur un marché de 130 Mds €. »
Si, pour l'heure, il cherche encore des partenaires pour financer l'innovation, Jean-Michel Germa reste confiant : cette technologie pourrait concerner les systèmes électriques insulaires, soumis à certaines instabilités du fait de leur situation géographique.
« Une cité comme Marseille pourrait tout à fait adopter ce système, qui nécessite de la proximité côtière et de la profondeur marine », indique Jean-Michel Germa.
Un Conflit Sans Fin
S'il reste confiant sur le potentiel de développement de ces deux entreprises, le dirigeant laisse entendre un regret :
« J'avais l'intention de faire porter le développement de Sunti et de MGH par La Compagnie du Vent, mais finalement j'ai dû créer deux véhicules d'entreprises indépendants. »
En effet, dans le conflit aux multiples rebondissements qui l'oppose à GDF-Suez, le fondateur et actionnaire minoritaire de la Compagnie du Vent se retrouve une fois de plus en difficulté face au géant de l'énergie qui a indiqué le 3 décembre vouloir l'exclure de la société. Le motif ? Le non-respect par Jean-Michel Germa (via sa société SOPER), actionnaire non majoritaire (40 %) de la Compagnie du Vent, d'une clause du pacte d'actionnaires et des statuts de l'entreprise. Une affirmation démentie dès le lendemain par l'intéressé.
« Lorsqu'on a un problème avec un associé, il serait moins cavalier d'aller le voir et de lui demander des comptes, que de convoquer une assemblée générale », ironise Jean-Michel Germa, qui indique avoir appris les intentions de GDF-Suez au dernier moment.
Alors qu'une instruction est encore en cours sur le dossier, le conflit ne semble pas près de s'arrêter.
All Posts
×

Almost done…

We just sent you an email. Please click the link in the email to confirm your subscription!

OKSubscriptions powered by Strikingly